MON PARCOURS

Quand j’ai commencé mon activité, j’étais tellement enthousiaste. J’avais hâte d’avoir des clients et surtout, d’aider les gens. 

J’étais certifiée et je pensais que les gens allaient venir sans souci. Durant mes études, j’avais tellement cru qu’acquérir les connaissances suffisait que je suis tombée des nues quand je me suis retrouvée avec 2 rendez-vous par semaine le premier mois.

Quand je partageais mes inquiétudes avec les autres professionnels qui m’entouraient, ils étaient très positifs et me félicitaient en disant que c’est tellement rare d’avoir déjà 2 clients par semaine en début d’activité. 

C’est à ce moment que j’ai compris la réalité du terrain. Plusieurs difficultés se tenaient face à moi:

– j’avais mon titre de Sophrologue mais des Sophrologues, il y en a pleins . Pourquoi les gens me choisiraient plus qu’un autre?

– on me dit que c’est difficile de vivre de ce job. D’ailleurs, la seule étude qui existe montre que la majorité des Sophrologues n’atteignent même pas le SMIC au bout de 3 ans. Et pourtant, moi j’avais fait ce métier pour en vivre.

– l’argent pour moi était « sale ». Les personnes riches étaient tous des « voleurs ». Alors, comme je faisais un métier qui aidait les autres, je me disais que je n’avais pas le « droit » de faire payer les personnes que j’accompagnais.

Mes peurs, mes blocages et mes freins sont remontés à ce moment-là. Mais pourtant, j’avais une petite voix en mon fort intérieur qui me disait que :

– j’étais à ma place

– j’ai trouvé ma voie et ma mission

– il faut persévérer pour que je puisse aider les personnes qui ont besoin de moi

 Avec cette foi en moi, j’ai déployé des actions en masse. J’avançais mais pas assez. En plus, j’avais l’impression de ramer dans le vide. J’avais un site internet, j’étais inscrite sur plusieurs annuaires, je faisais des évènements de réseautage… Malgré tout cela, mes résultats étaient maigres. 

LE DECLIC

Je suis passée par une période où je me suis sentie mal. Je m’étais dit à ce moment là que je ne pouvais pas accompagner les autres alors que je n’étais pas bien.

J’ai alors pris des vacances. Et l’air marin m’a fait du bien!

De grandes prises de conscience me sont venues durant ce temps de pause:

√ Je devais travailler avant tout sur moi.

Certes, j’avais fait un grand chemin après ma dépression, puis ensuite avec ma reconversion ainsi que mes formations, mais il manquait l’essentiel : CLARIFIER MA MISSION.

Je savais que je voulais aider les autres mais je n’avais pas d’idées concrètes. Même si j’ai acquis des outils lors de mes formations, cela restait de la technicité. La vraie réalité était que ma mission était de venir en aide aux personnes qui avaient besoin de moi.

√ Une seconde question et prise de conscience m’est venue : qui dois-je aider et comment ces personnes viendront à moi

C’est à ce moment que j’ai pris conscience que je n’étais pas là pour aider tout le monde, mais bien au contraire, que j’étais faite pour aider des personnes précises chez qui mon histoire pourrait inspirer et impacter positivement.

√ Même si je ne suis pas une commerciale, je suis une entrepreneur car je crée.

Certes je ne savais pas me vendre, mais je créais tellement que ce soit mes séances, mes ateliers, mes articles, mes projets. Je savais qu’il y avait un décalage entre ce que j’entreprenais et mon attitude face au développement de mon activité.

 √ Malgré toutes ces belles prises de conscience, je me sentais bloquée :

– Je ne me sentais pas légitime : j’avais le syndrome de la « SUR DIPLOMEE ». J’étais persuadée qu’en faisant la énième formation , je serai encore plus légitime. Mais cela, ne venait pas

– J’avais cette sensation de culpabilité quand je faisais payer mon client. Et pourtant, je savais que tout travail méritait salaire, mais moi, j’avais des croyances limitantes qui m’empêchaient de voir l’argent comme une belle énergie. 

Toutes ces prises de conscience m’ont conforté dans mes aspirations et mes rêves. Et, je me suis autorisée à croire que mon rêve de « grand » pouvait se réaliser. 

Je m’en suis donnée les moyens.

J’ai travaillé dur en alliant l’ETRE et le FAIRE.

Pour l’ETRE, j’ai travaillé sur mon MOI, sur mes intentions, sur mes croyances limitantes ainsi que mes freins. 

Pour le FAIRE, j’ai acquis ma casquette de « chef d’entreprise » avec un vision de mon activité qui se décline en objectifs ainsi qu’en action.

Aujourd’hui, je ne dis pas que tout est facile. Mais , par contre, TOUT EST FLUIDE.

Tout ce travail, j’ai décidé de le partager avec vous. Au delà du partage, je souhaite vous apporter mon aide comme une main tendue. 

Cette main tendue est là pour vous aider à sortir de votre chrysalide et devenir le magnifique papillon que vous êtes et qui va briller.