Cela fait toujours rire mes élèves.
Cette douceur presque maternelle que j’ai avec les femmes…
et cette posture de guerre qui s’active immédiatement face aux hommes.

Parce qu’au fond, je ne leur fais pas confiance.

Pour moi, un homme, c’est souvent un être qui fuit quand ça devient difficile.
Un ego fragile.
Une colonne vertébrale qui plie vite.
Quelqu’un qui promet, puis disparaît.
Quelqu’un qui veut être admiré sans avoir la solidité pour protéger, porter, assumer.

Alors oui, face aux hommes, je combats.

Je teste.
Je provoque.
Je pousse dans les retranchements.
Je refuse de me soumettre.
Je refuse de dépendre.
Je refuse de remettre mon cœur entre les mains d’un masculin faible.

Et quand ma colère monte, elle devient destructrice.
Parce qu’une femme blessée qui a dû devenir forte seule finit par transformer sa douleur en arme.

Alors je prends la place.
Je contrôle.
J’attaque avant d’être abandonnée.
Je fais exploser la relation avant qu’on me fasse tomber.

Parce que dans ma tête, si je baisse la garde devant un homme, je perds.

Et pourtant…

Les personnes qui m’ont le plus fait avancer dans ma vie sont des hommes.

Des hommes capables de me regarder sans trembler.
Des hommes qui ne cherchaient ni à me séduire, ni à me calmer, ni à flatter mon ego.
Des hommes qui m’ont dit la vérité en face.
Des hommes qui tenaient leur position pendant que moi, je rugissais.

Évidemment que je les ai combattus.
Parce que c’est ce que je fais avec les hommes : je vérifie s’ils tiennent debout quand la tempête arrive.

Et certains ont tenu.

Et ça… ça change tout pour une femme comme moi.

Parce qu’un homme solide n’écrase pas.
Il cadre.
Il rassure sans ramper.
Il reste stable sans devenir violent.
Il ne cherche pas à dominer une femme blessée : il refuse simplement de se coucher devant son chaos.

Et face à cette force-là…
je m’apaise.

Comme lorsque mon père parlait avec conviction et que, malgré moi, quelque chose en moi acceptait enfin de déposer les armes.

Mes meilleurs coachs ont été des hommes.
Des hommes suffisamment construits pour remettre du cadre là où ma souffrance avait fabriqué une masculinité de survie : dure, hyper contrôlante, toujours prête à attaquer.

Au fond, le problème n’a jamais été les hommes.
Le problème, c’est que je ne croisais que des masculins immatures…
et que ma propre guerre intérieure répondait à la leur.

Mais un vrai masculin…
un masculin calme, solide, aligné…
ne réveille pas ma violence.

Il permet enfin à ma douceur d’exister.




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